Photographie d’événements : ce qu’il faut savoir

par | 29/08/2020 | photographie

Vous devez vous rendre sur un événement en tant que photographe. Comment faire de la photographie d’événements ? Quelles sont les étapes à connaître et les erreurs à éviter ? Je vous dévoile dans cet article ce que j’ai appris sur le terrain…

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Étape 1 : organisation et anticipation

Les scènes d’un événement ne se déroulent qu’une fois, alors pour ne rien manquer, préparez-vous et anticipez !

  • Quel est le type de photo souhaité par votre client·e ? Faites un brief ensemble pour connaître le nombre de photos attendu, le format, les sujets à photographier, le délai de publication…
  • De quel type d’événement s’agit-il ? Si possible, repérez les lieux en amont et préparez vos réglages. Ce repérage vous permettra aussi de définir le matériel dont vous aurez besoin.
  • Quel est l’usage de ces photos ? Article ? Réseaux sociaux ? B2B ? Adaptez-vous à la cible.
  • Anticipez, procurez-vous le programme de l’événement pour toujours être au bon endroit au bon moment et pour ne pas manquer les instants clés.
  • Identifiez les guests à photographier, y a-t-il des personnalités, quelles sont elles ?
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Étape 2 : matériel

Quel matériel choisir ? De quoi aurez-vous besoin une fois sur place ?

Le boitier : plein format ou APS-C, les deux peuvent convenir. Pour les photos de cet article, j’ai utilisé le Canon EOS 90D.

Si le programme de l’événement est chargé, j’emporte souvent deux boitiers afin d’être plus réactif pour alterner d’un objectif à l’autre.

L’objectif : pour la photo d’événement, vous aurez besoin d’au moins deux objectifs :

  • un objectif standard, donc autour de 50mm. Personnellement, j’utilise principalement le Canon EF-S 24-70mm f/4L IS USM et le Canon EF 50mm f/1.4 USM.
  • un téléobjectif, afin de faire des plans serrés et de beaux portraits. Très utile si vous photographiez un événement qui se déroule sur scène. J’ai opté pour le Canon EF 70-200mm f/4L IS II USM. Astuce : utiliser votre téléobjectif sur un APS-C vous permettra de multiplier votre zoom par 1,5 et ainsi, de transformer votre 70-200mm en 105-300mm !
  • un grand angle (facultatif), très utile pour accentuer l’impression de grandeur d’un espace, ou pour les événements de grande envergure.

Le monopode ou trépied : il n’est pas indispensable et risque de vous encombrer. Mais si vous photographiez un événement sur scène, avec peu de lumière, il peut améliorer la qualité de vos photos par l’augmentation du temps de pause. Un monopode sera plus pratique à transporter !

La lumière : les événements sont généralement bien éclairés. Difficile de se déplacer avec vos projecteurs, vous n’aurez pas le temps de les installer et il vous faudra être réactif·ve. Cependant, rien ne vous empêche d’emporter une petite lampe à LED par sécurité. De mon côté j’ai investi dans la lampe Aputure Amaran AL-MX.

Bien-sûr, vous pouvez aussi travailler au flash, ce qui n’est pas mon cas.

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Étape 3 : shooting

C’est le jour J, vous avez pensé à tout, charger les batteries, emporter vos cartes mémoires et même votre petit chiffon antistatique…

Suivez le déroulé du programme et placez-vous dans les endroits qui vous paraissent stratégiques, afin de capter différents angles pour chaque temps fort.

Réglez la température de votre image (en Kelvin), faites des essais de lumière jusqu’à obtenir le meilleur résultat.

Cadrez vos photos de façon à montrer que l’événement a rassemblé du monde, évitez de photographier des chaises vides ou de grands espaces inocupés. Attention tout de même au droit à l’image si vous photographiez le public.

Pensez à prendre des photos verticales, surtout si votre client·e souhaite les poster rapidement en format story sur instagram par exemple.

Capturez des moments de vie, représentatifs de l’ambiance de l’événement. Réduisez votre temps de pause s’il y a du mouvement : notamment si vous photographiez un spectacle ou même une conférence.

Dans les exemples ci-dessous la scène était très sombre, j’ai réglé mon temps de pause sur 1/160 s pour une ouverture à f/4, sans trépied.

Alternez entre les plans larges et les plans serrés afin de représenter l’événement dans sa globalité. Prenez beaucoup de photos quand il y a du mouvement, tout en gardant à l’esprit que ça vous demandera plus de travail par la suite.

Dans cet exercice, on peut vite se retrouver avec une grande quantité de photos à trier. Profitez des moments de pause pour faire un pré-tri de vos photos en supprimant celles que vous êtes sûr·e d’avoir ratées. Vous gagnerez du temps à l’étape suivante !

Astuce : quand un événement intègre de longs temps de pauses, j’emporte mon ordinateur portable afin de transférer et de traiter les photos sur place, ce qui me permet d’en envoyer quelques-unes en temps réel, pour une diffusion instantanée sur les réseaux sociaux par exemple.

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Étape 4 : sélection et premiers ajustements

Vous êtes de retour chez vous pour transférer vos fichiers…

Procédez à un tri et comparez chaque détail pour ne conserver que les meilleures prises, soyez exigeant·e ! Redressez-les si nécessaire et recadrez-les. Vous êtes prêt·e pour l’étape suivante…

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Étape 5 : retouches

Dernière étape avant d’envoyer nos photos : quelques retouches de vos fichiers RAW ou jpeg, sur Lightroom, Photoshop, Pixelmator Pro, Affinity Photo, ou autre logiciel. 

Là encore, la façon de retoucher dépend de l’usage de la photo et du rendu souhaité. Ici, nous allons voire comment faire une retouche simple qui mettra vos sujets en valeur, sans artifices.

Commencez par la balance des blancs, prenez pour référence les éléments blancs de votre image ou la couleur de peau de vos sujets afin d’obtenir un résultat réaliste.

Continuez avec quelques réglages basiques en surveillant votre histogramme : correction de l’exposition, dégagement des ombres par l’ajustement des tons foncés et tons clairs, réglages de contraste, luminosité, et point noir. Regardez le résultat avant/après et assurez-vous que ce que vous avez modifié correspond à vos attentes.

N’hésitez pas à utiliser un outil d’amélioration de la netteté et de la luminosité en travaillant au pinceau par zones, notamment sur les yeux ou les détails qui vous semblent importants. Ajustez avec parcimonie, pour ne pas obtenir un aspect artificiel.

Vous pouvez également supprimer les imperfections de la peau ou les éléments indésirables de votre image avec l’outil réparation ou duplication.

Enfin, pour mettre en veleur votre sujet, n’hésitez pas à ajouter un léger vignettage lorsque l’éclairage s’y prête.

Votre retouche est à présent terminée, pour toute étude de projet lié à la photographie, n’hésitez pas à me contacter. A noter : les filigranes sont retirés lors de la livraison.

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